L’incontinence urinaire est souvent abordée comme un trouble “local” : périnée faible, manque de tonus, mauvaise coordination. Pourtant, le livre Thérapie manuelle de Gian Marco Trovarelli insiste sur une réalité clinique fondamentale : l’incontinence est un problème de toute la cavité abdominale.
L’incontinence n’est pas “juste” un périnée
Selon l’auteur, l’incontinence implique :
- architecture osseuse
- organes
- muscles
- fascias et ligaments
- neuro-végétatif
Et surtout : l’état du complexe osseux pelvi-rachidien influence directement la répartition des contraintes mécaniques sur le plancher pelvien.
Le seuil de compensation : le corps encaisse… puis craque
Chaque personne possède un seuil où plusieurs facteurs s’additionnent jusqu’à épuiser le système. Ce mécanisme est particulièrement vrai pour la continence urinaire .
Cela explique pourquoi certaines patientes “tiennent” longtemps avant de décompenser, parfois après un événement apparemment banal.
Pourquoi certaines rééducations stagnent
Vous avez déjà eu des patientes motivées, assidues, mais avec une amélioration limitée ?
Le livre Thérapie manuelle de Gian Marco Trovarell propose une réponse : si la dysfonction est entretenue par une adaptation posturale ou mécanique, la rééducation seule peut ne pas suffire.
C’est là que la thérapie manuelle devient une ressource : elle aide à identifier la dysfonction à l’origine du symptôme.
Une stratégie en 3 niveaux
La progression recommandée est claire :
- rééducation classique
- puis thérapie manuelle
- puis posturothérapie si besoin
Car une déviation par rapport à la ligne centrale de gravité perturbe la mécanique, et c’est cette adaptation qui peut impacter le périnée.
Conclusion
Comprendre l’incontinence urinaire comme un déséquilibre global change la manière de traiter. On ne renforce plus uniquement un muscle : on restaure une mécanique, une cohérence, une stratégie.
Pas forcément. Le Chapitre 1 explique que l’incontinence est un problème de toute la cavité abdominale, impliquant plusieurs structures (osseuses, musculaires, ligamentaires, neuro-végétatives).
Parce que le symptôme peut être entretenu par une dysfonction mécanique ou posturale, qui continue de perturber les contraintes exercées sur le plancher pelvien.
L’état du complexe osseux pelvi-rachidien joue un rôle important dans la répartition des contraintes mécaniques sur le plancher pelvien, pouvant être un point de départ des dysfonctions périnéales.
Chaque individu possède un seuil où plusieurs facteurs se combinent jusqu’à épuiser le système, et cela est particulièrement vrai pour le système de continence urinaire.
Oui, car elle vise à identifier la dysfonction à l’origine du symptôme, au-delà du simple renforcement musculaire.
Elle commence par une rééducation classique, puis intègre la thérapie manuelle si besoin, et enfin la posturothérapie si les symptômes persistent ou récidivent.
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